Soigner l’arthrose

Écrit par les experts Ooreka

 

L'arthrose est une maladie rhumatismale qui touche une partie importante de la population. Elle se traduit par des symptômes caractéristiques qui peuvent avoir des causes diverses. Il est possible de soigner l'arthrose pour en atténuer les effets, mais on ne peut pas guérir de cette maladie chronique.

Soigner l'arthrose : seulement pour atténuer les douleurs

Malheureusement, il n'y a pas de traitement permettant de guérir l'arthrose. C'est une maladie chronique qui, une fois installée, perdure toute la vie.

Cependant, il existe de nombreux moyens de réduire la douleur et de soulager les différents symptômes, notamment des médicaments antidouleur, antiarthrosiques ou anti-inflammatoires, des injections ou des infiltrations de corticoïdes ou d'acide hyaluronique faites directement dans les articulations atteintes, des mesures non pharmaceutiques, reposant sur l'alimentation, le sport, le thermalisme, la kinésithérapie, etc., et des médecines douces ou naturelles, telles que l'homéopathie, la thérapie par les plantes ou les huiles essentielles.

Bon à savoir : dans les cas les plus graves, une opération chirurgicale est nécessaire pour remplacer l'articulation malade.

Soigner l'arthrose : plusieurs classes de médicaments contre l'arthrose

Plusieurs classes de médicaments sont utilisées contre les symptômes de l'arthrose.

Les principaux sont :

  • Des médicaments antidouleur ou antalgiques : le paracétamol est la molécule la plus utilisée pour son bon rapport efficacité/risque.
  • Des médicaments anti-inflammatoires de palier 1 (une vingtaine de substances existent) : utilisés en seconde intention, si le paracétamol est inefficace ou en cas de crise d'arthrose. On peut prendre par exemple de l'ibuprofène ou les coxibs par voie orale ou sous forme de crèmes.
  • Des médicaments antiarthrosiques permettant de retarder la dégradation des articulations.

Exemples de médicaments contre l'arthrose

Voici quelles sont les molécules fréquemment utilisées pour soulager l'arthrose :

Antidouleurs : paracétamol et opiacés (Doliprane® par exemple).

Anti-inflammatoires : ibuprofène, kétoprofène, corticoïdes intra-articulaires (Advil® par exemple).

Antiarthrosiques d'action lente : chondroïtine sulfate, glucosamine, diacéréine, insaponifiables d'avocat et de soja, Acide hyaluronique (Chondrosulf® , Stuctum®, Voltaflex®, Flexea®, Zondar®, Piasclédine® par exemple).

À noter : des études révèlent que la combinaison la plus efficace contre les douleurs d'arthrose de hanche ou de genou est celle qui associe le diclofénac à l'étoricoxib. Elles soulignent également l'absence d'efficacité significative du paracétamol. Celui-ci continue néanmoins à être utilisé en raison du peu d'effets secondaires.

Antiarthrosiques : pour un traitement de fond

Les médicaments antiarthrosiques ont une efficacité modérée, mais ils soulagent les symptômes chez certaines personnes et retardent aussi la détérioration du cartilage, qui est un des mécanismes responsables de l'arthrose.

Pour cette raison, ils constituent le traitement de fond, par opposition aux médicaments antidouleur, qui soulagent en cas de crise. Les médecins les appellent aussi les « antiarthrosiques symptomatiques d'action lente » (AASAL).

Parmi ces médicaments, les plus utilisés sont la glucosamine, le chondroïtine sulfate, les insaponifiables d'avocat et de soja, la diacérhéine.

Ces médicaments sont moins actifs que les anti-inflammatoires, mais ils n'entraînent pas d'effets secondaires. Ils peuvent être prescrits sur le long terme sous forme de cures de durée variable : il faut poursuivre le traitement au moins 3 mois avant de juger de leur efficacité.

Attention : ces médicaments ne sont désormais remboursés par la Sécurité sociale qu'à la hauteur de 15 % de leur prix.

Soigner l'arthrose : les traitements non médicamenteux

Le traitement de l'arthrose repose en grande partie sur des remèdes non médicamenteux. Les différentes recommandations de prise en charge de l'arthrose stipulent que la prise en charge non médicamenteuse est aussi importante, sinon plus, que l'administration de médicaments pour soulager les symptômes.

Ces mesures sont nombreuses et dépendent de la localisation de l'arthrose. Elles reposent principalement sur le renforcement des muscles, afin de stabiliser l'articulation, via la pratique d'un sport, une meilleure alimentation et la perte de poids en cas de surcharge pondérale, ainsi que le port d'orthèses si nécessaire (cannes ou béquilles, semelles orthopédiques, genouillère, orthèses de repos pour le pouce, etc.).

Remarque : on recommande aussi l'application de froid ou de chaleur sur les articulations douloureuses.

Soigner l'arthrose :  l'autogreffe de chondrocytes

Le cartilage articulaire s'auto-répare assez mal et, jusqu'à présent, les greffes de chondrocytes (cellules de cartilage), ne permettaient pas de restaurer correctement ce cartilage abîmé en cas d'arthrose.

Les choses évoluent, puisqu'une équipe de chercheurs suisses est parvenue à greffer avec succès des cellules issues du cartilage de la cloison nasale au niveau d'un condyle fémoral (au genou), et ce sur plusieurs patients.

Pour cela, des chirurgiens esthétiques ont prélevé (sous anesthésie locale) 6 millimètres de cartilage sur la cloison nasale (prélèvement simple et sans effet secondaire). Les cellules ont ensuite été mises en culture sur des membranes de collagène pendant 2 semaines avant d'être implantées dans la zone articulaire lésée du genou.

Aucune complication n'a été observée et surtout, au bout de 2 ans, l'auto-évaluation de la douleur, des fonctions articulaires du genou et de la qualité de la vie des patients était nettement améliorée.

Besoin de mutuelle santé? Comparez les tarifs gratuitement

Comparer les mutuelles

Pour aller plus loin


Produits



Trouver un médicament

Plus de 25 000 fiches médicaments issues de la base de données de l'Assurance maladie.

Que recherchez-vous ? (médicament, principe actif, maladie...)

Ce critère permet de chercher votre médicament par :

  • son nom commercial (ex. : Doliprane, Efferalgan, Aspégic, etc.) ;
  • ou par sa substance active (ex. : paracétamol, aspirine, ibuprofène, etc.) ;
  • ou par la maladie, symptôme ou trouble que vous souhaitez traiter (ex. : migraine, état fébrile, douleur légère, etc.).

Tatie Jeanine n’aura plus le dernier mot

En vous inscrivant, profitez en exclu de nos services gratuits :

(Promis, on ne vous spammera pas)

OK
Surveillez votre boite mail, vous allez bientôt recevoir notre newsletter !