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Avant d'envisager une opération, de nombreux types de médicaments et de remèdes sont recommandés contre l'arthrose. Mais pour les patients trop handicapés par les symptômes de l'arthrose, il peut être nécessaire d'opérer.

Arthrose et opération chirurgicale : la solution extrême

Dans certains cas, l'arthrose évolue mal et détruit l'articulation jusqu'à un stade où le cartilage a pratiquement disparu.

  • Les douleurs sont alors très fortes, difficiles à soulager par les médicaments classiques.
  • Par ailleurs, l'articulation peut devenir non fonctionnelle : dure à mobiliser, raide, etc., entraînant une difficulté majeure à bouger et à se déplacer.

Il peut alors être nécessaire d'envisager une opération. Plusieurs techniques chirurgicales peuvent être proposées, en fonction du type et de la localisation de l'arthrose, notamment :

  • l'ostéotomie : surtout utilisée dans l'arthrose au genou, qui consiste à retirer un morceau d'os pour modifier l'axe du tibia et rétablir un équilibre dans l'articulation,
  • la prothèse : pour remplacer l'articulation abîmée.
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Des prothèses en cas d'opération contre l'arthrose

En France, 100 000 prothèses de hanche sont posées chaque année, si bien qu'environ 550 000 personnes âgées de plus de 60 ans auraient une prothèse de hanche.

Les prothèses de genou sont également courantes et leur nombre augmente avec le vieillissement de la population. Les prothèses d'épaule arrivent en troisième position avec 5 691 poses en 2016 (leur nombre a été multiplié par cinq entre 1998 et 2016 selon une étude britannique publiée dans Lequotidiendumedecin.fr).

Outre la gravité de l'arthrose, de nombreux facteurs peuvent être à l'origine de la décision de poser une prothèse :

  • l'âge et le sexe du patient : on n'opère pas les patients trop âgés, et on essaie de retarder l'opération chez les patients très jeunes ;
  • la durée d'évolution de l'arthrose ;
  • l'intensité de la douleur ;
  • la gêne dans la vie quotidienne.
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Implants ostéo-articulaires

De nouvelles générations d'implants ostéo-articulaires voient le jour. Basés sur les cellules-souches et les facteurs de croissance, ils permettent de réparer simultanément le cartilage et l'os sous-chondral. Ainsi, cette technique peut être envisagée même si l'os sous-chondral est déjà abîmé.

Concrètement, les implants qui sont mis en place se composent de deux compartiments et sont déposés en deux temps au cours d'une seule intervention chirurgicale. Le premier compartiment comprend une membrane nanofibreuse à base de collagène et de polycaprolactone, conçue pour ressembler aux tissus entourant le cartilage, ainsi que des nanoréservoirs, recouvrant les fibres de cette membrane et renfermant des facteurs de croissance de l’os. Le deuxième compartiment est une couche d’hydrogel (alginate et acide hyaluronique) contenant des cellules-souches dérivées de la moelle osseuse du patient.

Ces deux couches permettent aux cellules-souches de s’infiltrer profondément dans la membrane et de stimuler les facteurs de croissance. Ces derniers vont à leur tour stimuler la prolifération des cellules. Au final, cet implant permet à la fois de réparer le cartilage et de régénérer l’os sous-chondral. Cette approche doit permettre de réparer durablement les articulations en cas d’arthrose ou de lésions articulaires.

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