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La chondropathie est le terme médical pour parler d’arthrose. Cependant, ces deux notions ne sont pas tout à fait synonymes. On préfère parler d’arthrose dans les stades évolués et de chondropathie au début du phénomène. Zoom sur la chondropathie, ses symptômes, ses causes et son traitement.

Chondropathie : symptômes

Constitué d’eau et de sucres, le cartilage recouvre les extrémités des os afin que ces derniers puissent s’articuler sans dommage et permet également d’amortir les chocs. Lorsqu’il s’abîme, on parle de chondropathie, soit littéralement « affection du cartilage ». 

Lors d’une chondropathie, le cartilage se ramollit. Les symptômes durent parfois plus d’un an. Ils se traduisent par : 

  • des douleurs parfois violentes lorsque le patient monte ou descend les escaliers. 
  • un épanchement de synovie : la synovie est le liquide qui sert à lubrifier l’articulation. Lors d’une réaction inflammatoire, le corps produit davantage de synovie, ce qui fait gonfler l’articulation.
  • des blocages, qui surviennent lorsque le cartilage n’est plus lisse et qu’il devient rugueux, voire lorsque des morceaux se décrochent. 
  • une instabilité : c’est une conséquence indirecte de la chondropathie. Le muscle s’inhibe pour éviter les mouvements douloureux. 

Causes de la chondropathie

Les causes peuvent être multiples :

  • l’âge : avec le temps, le corps retient moins d’eau, ce qui déshydrate le cartilage. Celui-ci perd alors de son élasticité ;
  • le surpoids : la surcharge pondérale sollicite les articulations et celles-ci s’usent prématurément ;
  • un traumatisme : un choc direct sur le cartilage ou une fracture peuvent l’abîmer ;
  • une mauvaise position : parfois, les deux surfaces de cartilage ne s’épousent pas parfaitement, c’est le cas chez les patients dont les jambes sont arquées par exemple ;
  • une instabilité : elle est notamment provoquée lorsque les ligaments qui maintiennent le genou sont distendus ;
  • l’excès d’activité répétitive (course à pied) ou des mouvements mal maîtrisés.

N’étant pas vascularisé, ce tissu ne peut pas se reconstituer. C’est pour cette raison qu’il faut veiller à le préserver au mieux tout au long de sa vie. Pour éviter la survenue d’une chondropathie, il faut par exemple augmenter l’effort progressivement, le temps que le corps s’adapte et veiller à effectuer de bons mouvements. 

Examen et traitement en cas de chondropathie

Les signes cliniques permettent le plus souvent de déceler une chondropathie. Cependant, le médecin peut prescrire d’autres examens afin d’établir son diagnostic, et notamment des radios ou une arthrographie (radio de l’articulation concernée), une arthroscopie (insertion d’une petite caméra pour inspecter l’articulation), un scanner ou une IRM (Imagerie par résonance magnétique). 

Ces examens sont notamment utiles pour évaluer l’état du cartilage et mesurer son épaisseur. Divers traitements peuvent être prescrits :

  • des antalgiques, pour soulager la douleur ;
  • des anti-inflammatoires ;
  • des médicaments anti-rhumatismaux afin de renforcer le cartilage ;
  • le froid (cryothérapie) : il agit comme un anti-inflammatoire naturel. 

Une physiothérapie peut également être envisagée pour aider à la rééducation. Ainsi peuvent être prescrits des traitements à base d’ultrasons, d’électricité ou d’ondes électromagnétiques. Une rééducation fonctionnelle peut aussi être envisagée pour ré-harmoniser le mouvement de l’articulation. 

Cependant, il s’agit également de traiter la cause de la survenue d’une chondropathie. Ainsi, si la chondropathie est la conséquence d’un mauvais positionnement du membre inférieur, le port de semelles orthopédiques peut permettre de diminuer les contraintes sur l’articulation.

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