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Le genu varum appartient aux défauts d’axe des membres inférieurs. Il se traduit par des jambes arquées. Le genu varum peut avoir différentes origines et peut entraîner des douleurs et un risque de gonarthrose prématurée. Le diagnostic du genu varum repose sur l’observation des jambes et sur des examens d’imagerie. Si besoin, son traitement peut impliquer une intervention chirurgicale.

Qu'est-ce que le genu varum ?

Le genu varum est une désaxation du genou. On observe deux grands types de désaxation (défaut d’axe ou d'alignement) des membres inférieurs :

  1. Le genu varum : la désaxation du genou est caractérisée par une déviation de la jambe vers l’intérieur par rapport à la cuisse. Les jambes sont arquées (comme Lucky Luke), les malléoles internes se touchent alors qu'un espace subsiste entre la face interne des genoux. 
  2. Le genu valgum : la désaxation du genou est caractérisée par une déviation de la jambe vers l’extérieur par rapport à la cuisse. Les jambes apparaissent en X.

Le genu varum peut être à l’origine de plusieurs conséquences ou symptômes :

  • une démarche disgracieuse ;
  • des douleurs au niveau des rotules ;
  • une usure prématurée des cartilages du genou entraînant un risque accru de gonarthrose (arthrose du genou).

Diagnostic du genu varum

L’alignement des genoux varie en fonction de l’âge :

  • Jusqu’à l’âge de 1 an, le genu varum est physiologique (normal).
  • Entre 1 an et 4-5 ans, le genu varum diminue avec la croissance et devient progressivement un genu valgum.
  • Au-delà de 5 ans, le genu varum régresse au fur et à mesure de la croissance pour atteindre l’alignement définitif des genoux vers la puberté. L’idéal est d’aboutir à des genoux axés normalement. À partir de l’adolescence, aucune correction naturelle de l’axe des genoux n’est possible.

Pour définir un genu varum, le médecin s’appuie sur une auscultation et plusieurs mesures morphologiques :

  • la mesure de la taille de la personne ;
  • l’alignement des genoux et des chevilles en position debout ;
  • l’alignement des genoux et des chevilles en position couchée ;
  • la mesure des amplitudes articulaires des hanches, des genoux et des chevilles ;
  • un examen neurologique ;
  • une radiographie du bassin et des membres inférieurs.

Quels sont les causes du genu varum ?

Avant l’âge de 1 an, le genu varum est physiologique et donc normal. Il est bilatéral, symétrique et va régresser spontanément au cours de la croissance.

Au-delà de 1 an, le genu varum peut avoir plusieurs origines :

  • un genu varum idiopathique (sans cause identifiée) correspond à l’accentuation du genu varum physiologique au cours de la deuxième année de vie. Plus fréquent chez les enfants d’origine africaine, il nécessite une surveillance médicale régulière.
  • le faux genu varum est un déplacement de l’ensemble de la jambe vers l’intérieur. Il disparaît lorsque les rotules sont placées de face.
  • le genu varum pathologique lié au rachitisme (carence en vitamine D) est associé à un élargissement de l’extrémité des os.
  • le genu varum par épiphysiodèse partielle post-traumatique est dû à une destruction partielle des cartilages de croissance des os de la jambe (fémur, tibia) entraînant un mauvais développement des os.
  • le genu varum par maladie de Blount est le résultat d’une maladie héréditaire rare touchant majoritairement les enfants d’origine africaine. Le cartilage de croissance du tibia présente un défaut de croissance qui entraîne un genu varum, une épiphysiodèse (destruction des cartilages de croissance), une déformation du tibia, une instabilité des ligaments et un risque accru d’arthrose.
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Comment traiter le genu varum ?

Le traitement du genu varum est fonction de son importance, de l’âge de l’enfant et de l’origine de la déformation. Si l'espace entre les deux genoux reste inférieur à 3 cm, une simple surveillance régulière est préconisée. Si cet espace devient supérieur à 3 cm, différents traitements peuvent être proposés et seront adaptés au cas spécifique de chaque enfant :

  • une intervention chirurgicale sur les os ou les cartilages de croissance ;
  • des talonnettes pronatrices ;
  • des chaussures orthopédiques.
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